CAMéRAS DE VIDéOSURVEILLANCE
Les caméras de vidéosurveillance vous permettent de surveiller votre entreprise ou votre privé à partir de n’importe quel ordinateur équipé d’Internet ou d’un téléphone mobile "PDA" tout en vous permettant de relier le système à votre alarme existante.
La caméra de vidéosurveillance permet de diffuser, stocker et relire des séquences vidéo d'une grande clarté issues de caméras en local ou via Internet.La vidéosurveillance offre une possibilité d'application maximale pour tout usage, privé comme professionnel.La caméra de vidéosurveillance est un système souple, modulable, sans frais d'abonnement et d'entretien.Les caméras de vidéosurveillance par cameras permet un contrôle tant interne qu'externe par Internet. Une étude anglaise a montré que les jeunes femmes, de préférence séduisantes, sont le principal centre d'intérêt de ceux qui sont payés pour surveiller les images, suivies de très près par les jeunes d'origine immigrée. Si elle sert essentiellement à rassuré leurs clients, la vidéosurveillance lorgne également du côté du contrôle social. En témoigne l'évolution de l'implantation des caméras. Autrefois réservée aux seuls quartiers chics, la vidéosurveillance est aujourd'hui de plus en plus implantée dans les quartiers défavorisés, en face des centres scolaires, de quartier ou de loisirs, ou encore des stades. Le discours sécuritaire ambiant, qui stigmatise de plus en plus les jeunes, se fait parfois explicite. Le CLS d´Asnières, qui prévoit l'installation de caméras, fait ainsi de la "lutte contre la déviance des mineurs" son axe prioritaire.
Un programme a donc été lancé avec pour objectif la "détection et la prévention de l´agressivité précoce des enfants" à l´école maternelle et élémentaire ! Aux Etats-Unis, ainsi, de plus en plus de crèches s'équipent de webcams de vidéosurveillance, quand ce ne sont pas les parents qui installent des caméras en vue de "fliquer" les nourrices. Autant dire que la banalisation de la vidéosurveillance domestique touchera de plein fouet les futures générations. Déjà que leurs parents ne réagissent pas... Car si les collectifs anti-vidéosurveillance s'activent, en témoigne la journée d'action nationale prévue pour le 9 juin 2001, ils ne rencontrent pas forcément l'assentiment du grand public, somme toute blasé, sinon domestiqué. C'est qu'entre-temps, la vidéosurveillance s'est banalisée,uant à la présence de caméras dans les rues de nos villes, elle n’est pas clairement affichée. La loi qui exige une " information claire et permanente " du citoyen n’est pas réellement appliquée. Qui pourrait dire, ainsi, en se baladant dans les rues de Paris, que la "ville Lumière" est éclairée de... 320 000 caméras (pour un total de 400 000 sur toute la région parisienne) ? Encore que les chiffres varient : le Figaro parlait ainsi récemment de... 2512 systèmes de vidéosurveillance, soit 30 000 caméras. Allez savoir : à tout le moins, tout ceci manque clairement de transparence, la préfecture de police de Paris ayant obstinément refusé de répondre à nos questions.
Si la RATP, qui a tapissé son réseau de 5000 caméras (et compte en installer 3000 de plus) affiche clairement la couleur, comme nombre de magasins ou de banques, il n'est ainsi nulle part fait mention de l'existence des caméras contrôlées par la Préfecture de Police de Paris... Après avoir conquis les banques, les administrations, les centres commerciaux, supermarchés, supérettes, magasins divers et variés, la vidéosurveillance s'étale pourtant dans la rue, mais pas forcément au grand jour. Selon un sondage CSA/Reader's Digest de mars 2000, 62% des Français n'ont pourtant "jamais ou rarement l'impression d'être filmés" dans les lieux publics. C'est qu'elles sont nombreuses, les villes qui nous ont refusé l'accès à la carte de leurs caméras, alors même que tout système se doit d'être porté à la connaissance du public. A priori, pourtant, il est généralement possible de les repérer à l'oeil nu, exception faites de ces caméras qui, à l'instar de celle qui se cache au sommet de l'obélisque de la Concorde, ou encore de l'ange placé tout en haut de la colonne de la Bastille, ont été soigneusement camouflées. Mais pourquoi les cacher ? Parce qu'elles pourraient être détériorées, nous a t-on parfois répondu. Mais quid de la loi ? La préfecture de Bordeaux s'est même fendu d'un définitif "ce n'est pas parce que c'est dans la loi qu'on va vous la donner".
C'est dire à quel point la vidéosurveillance est belle et bien encadrée par le droit ! Selon les statistiques du ministère de l'Intérieur, les 150 entreprises qui se partagent le marché français, dont le chiffre d'affaires est estimé à 2 milliards de francs, auraient vendu plus d'un million de caméras de vidéosurveillance.
Home
|